Pour son premier match de capitaine des Bleus, Sylvain Francisco a réussi un shoot décisif à trois-points à deux secondes du buzzer pour offrir la victoire à son équipe.

vendredi 27 février 2026 à 21:12 par Julien Guérineau

Sans doute a-t-il pensé que 48 heures après une double prolongation disputée à Kaunas contre l’Olympiakos, il était préférable de ne pas faire durer le plaisir à Szombathely. "J’ai besoin de repos quand même", a souri Sylvain Francisco à l’heure de raconter son ultime shoot décisif pour écarter définitivement la Hongrie. "C’était évident qu’on lui donnerait le ballon pour le dernier tir", a précisé Frédéric Fauthoux.

Avec 4,7 secondes au chronomètre, l’entraîneur des Bleus a donc dessiné un système pour libérer son meneur, avec une deuxième option pour Amine Noua. "J’ai dit à Ben (Sene), 5 secondes c’est énorme", raconte Francisco. "Il m’a fait une passe tardive exprès, j’ai vu que j’avais le grand sur moi. J’avais deux possibilités, drive ou shooter. J’étais confiant pour tirer." La fin idéale pour une première comme capitaine même si le principal intéressé avait d’autres idées de scenario : "J’aurais écrit +10, +15 et pas de prolongation… mais l’histoire est encore plus belle."

La soirée n’a pourtant pas été simple pour lui, avec des jambes visiblement très lourdes au coup d’envoi et 7 balles perdues à son compteur : "C’était dur. J’ai essayé de trouver du rythme. Leur meneur me pressait beaucoup. Il savait que j’avais plein de matches dans les jambes. Mais ce n’est pas ça qui va m’arrêter." Un déchet qui doit beaucoup à la fatigue mais aussi à la réalité d’un meneur de jeu qui n’a pas participé aux mises en place collective à Nanterre. "C’est compliqué d’intégrer un joueur qui ne s’est jamais entraîné avec ses coéquipiers. Parfois c’est tout simplement un manque de connexion", plaide Frédéric Fauthoux qui ne cherche cependant "pas d’excuse" et attend "plus de maîtrise" de la part de ses troupes. "On a plein de choses à travailler. C’est hyper dur. On ne se connaît pas trop. Mais tout ce que je vois c’est la victoire", acquiesce de son côté Francisco.

Un capitaine clutch qui n’a jamais perdu la confiance de ses coéquipiers, heureux d’avoir pu compter sur son renfort tardif. "Le coach, les joueurs, on lui a fait la place", estime Amine Noua. "On sait ce qu’il est capable de faire. Un joueur comme lui garde la tête froide jusqu’au bout et sur les fins de possession c’est là qu’il doit répondre présent."