Il est l’un des joueurs dont toute l’Europe parle après son immense saison à Vitoria. Mais avant de se lancer dans un nouveau challenge en club, Timothé Luwawu-Cabarrot (42 sélections) a un travail à finir avec l’Équipe de France. 

jeudi 2 juillet 2026 à 09:15 par Julien Guérineau

Pour les joueurs NBA de l’Équipe de France, la lecture du compte X de Shams Charania, l’insider le mieux informé de la planète basket, est un passage obligé pour suivre les évolutions de la free-agency. Mais l’Europe du basket est également en pleine période de signature et celle de Timothé Luwawu-Cabarrot l’objet de toutes les spéculations. Meilleur marqueur du championnat d’Espagne cette saison avec Vitoria (18,1 pts), quatrième scoreur en EuroLeague (18,3 pts), l’ailier des Bleus est l’un des joueurs les plus courtisés du continent cet été. Les noms des plus grands clubs (Real Madrid, Fenerbahçe, Partizan, FC Barcelone) sont associés au sien et quatre ans après la fin de son aventure NBA (six saisons et 328 matches joués), il se retrouve, à 31 ans, en position de force pour décider de sa nouvelle destination.

Une réalité agréable mais également source d’une certaine forme d’inquiétude. "Au début c’est excitant. Mais quand on a toutes ces options, et je ne le vis pas mal du tout, j’apprécie le moment, c’est effrayant d’avoir une opportunité ici, une opportunité là-bas et d’avoir à renoncer", sourit TLC. "Je crois que je ne l’apprécie pas autant que ce que les gens peuvent le penser. Mais bien évidemment cela fait quand même plaisir parce que ça signifie que j’ai fait quelque chose de bien cette année. Et j’ai hâte d’enchaîner avec la nouvelle expérience qui se présente à moi." Le médaillé d’argent aux Jeux Olympiques de Tokyo et à l’EuroBasket 2022 a "pris sa décision" et elle ne sera pas annoncée par Charania, bien que quelques contacts aient été pris avec des franchises NBA.

Mais en attendant de partir à la conquête d’un titre EuroLeague, Luwawu-Cabarrot se concentre sur les Bleus qu’il avait quittés au soir d’une décevante élimination en huitièmes de finale à l'EuroBasket 2025 . "Par rapport à nos saisons, rester au même endroit pendant plus d’une semaine c’est assez rare", note-t-il. "En Équipe de France on retrouve toujours ses copains et c’est toujours sympa. Cela fait plaisir de revoir tout le monde et finalement le temps passe vite." Mais après dix jours dans le Béarn rythmés par les allers-retours entre la Villa Navarre et le Palais des Sports, l’impatience se fait sentir. "Il fallait que tout le monde se connaisse un peu mieux, que certains s’acclimatent au format Équipe de France. Et ils s’adaptent super bien. On essaye de donner quelques conseils mais tout va pour le mieux. Maintenant, tout ce dont on a envie c’est de jouer des matches. On a hâte d’être en Belgique et de trouver le rythme et l’alchimie qu’on a construits pendant les entraînements."

15 joueurs (Rayant Rupert ayant quitté le groupe) ont pris l’avion jeudi matin pour Anvers où la France affrontera la Belgique vendredi soir (20h30, en direct sur BeIN Sports 3). Avec un objectif clair fixé par leur entraîneur : signer un 2/2 pour boucler la première phase des qualifications à la Coupe du Monde 2027. "J’ai suivi à chaque fois que l’équipe jouait", précise Luwawu-Cabarrot qui n’a pas participé aux fenêtres de novembre et février derniers. "Tout le monde est au courant de ce qui s’est passé et on veut prendre une revanche sur la Finlande."