L’Équipe de France affronte la Belgique vendredi soir à Anvers (20h30, en direct sur BeIN Sports 3) dans le cadre des qualifications à la Coupe du Monde 2027. Une équipe diminuée et au bord de l'élimination que les Bleus devront malgré tout prendre très au sérieux.

jeudi 2 juillet 2026 à 18:53 par Julien Guérineau

Julien Mahé, l’entraîneur de Nanterre 92 et de la Belgique, a passé ces derniers jours à compter ses soldats. Les forfaits se sont multipliés pour une équipe qui espérait recevoir le renfort de ses deux NBAers, Ajay Mitchell (Oklahoma City Thunder) et Toumani Camara (Portland Trailblazers). Mais les deux stars locales n’ont pas rejoint la sélection et ne sont pas les seuls à faire défaut. Les Belges, derniers du groupe, sans victoire et qui doivent remporter deux succès pour accéder au deuxième tour, se présenteront donc très diminués à la Lotto Arena vendredi soir.

Et l’Équipe de France voudra en profiter pour prolonger sa série de neuf victoires consécutives sur son voisin, son dernier revers remontant à la préparation des Jeux Olympiques de Londres en 2012. Une surprise, à l’époque, qu’il conviendra à tout prix d’éviter pour continuer à engranger des victoires qui compteront toutes lorsque débutera la deuxième phase des qualifications en août. "Tant que nous ne sommes pas qualifiés, tous les matches seront importants", insiste Frédéric Fauthoux qui a pu bénéficier de dix jours de travail à Pau, même si une partie des joueurs convoqués a rejoint le groupe en cours de route. "Il y a 8 joueurs qui étaient présents à l’EuroBasket. Mais 8 nouveaux quand même. Ce qui n’est pas rien. C’est une période intéressante qui nous a offert du temps pour travailler avec des joueurs qui ne jouent jamais ensemble. On met en place des règles de jeu, des règles de vie pour que tout le monde se sente bien dans ce groupe pour atteindre nos objectifs. Déjà sur cette fenêtre en gagnant les deux matches."

L’été 2026 propose un double objectif aux Bleus. Se qualifier pour la Coupe du Monde, en premier lieu, mais également servir de répétition générale avant la compétition planétaire au Qatar. Le sélectionneur voulait donc limiter les modifications d’effectif et n’apporter que de légères modifications pour le mois d’août, même si les absences de dernière minute (Evan Fournier, Frank Ntilikina, Alexandre Sarr), et l’intégration attendue de Victor Wembanyama, pourraient quelque peu bouleverser ses plans. "On a envie d’avoir son équipe le plus longtemps possible", précise-t-il. "Dans un sport collectif, et même si les individualités sont importantes puisqu’elles peuvent faire la différence, le collectif demeure un élément majeur. Dans un groupe d’une vingtaine de joueurs, il faut qu’ils trouvent des automatismes, des connexions, des habitudes. Plus ils joueront ensemble, meilleure l’équipe sera."

Son premier test est programmé pour vendredi. Après leur défaite inaugurale à Rouen (-16), les Belges ont fait notamment fait trembler à deux reprises la Finlande (-5 et -3), preuve de leur capacité de nuisance. Pour y répondre, le staff, qui a libéré Rayan Rupert avant le départ en Belgique, a fait le choix de 12 joueurs. Sylvain Francisco, Gérald Ayayi et Amine Noua qui ne seront pas sur la feuille de marque contre la Belgique, ont fait le déplacement outre-Quiévrain et pourraient être appelés à jouer contre la Finlande, lundi soir à Pau.