Les Bleus ont pris leur revanche sur la Finlande, largement dominée au Palais des Sports de Pau (98-69). Un succès qui les positionne idéalement pour la qualification à la Coupe du Monde avant le début de la seconde phase, fin août.

lundi 6 juillet 2026 à 22:17 par Julien Guérineau

Frédéric Fauthoux avait qualifié le rendez-vous avec le demi-finaliste du dernier EuroBasket de "bon test". Un examen passé avec mention très bien par ses joueurs.

Une gifle. C’est ce que la Finlande a reçu à peine l’entre-deux initial effectué. Un 14-2 en l’espace de trois petites minutes, initié notamment par Sylvain Francisco. Laissé en civil vendredi à Anvers, le nouveau meneur de l’ASVEL n’a pas tardé à prendre les choses en main. Lancé dans le cinq majeur, la Flèche a transpercé avec une facilité déconcertante la défense finlandaise, tandis que Guerschon Yabusele, resté muet contre la Belgique, s’arrachait au rebond et réservait un traitement de faveur à la star Lauri Markkanen. Le super scoreur NBA était rayé de la carte et, en face, la cavalerie légère tricolore se mettait en branle. Les premières rotations n’apportaient aucun répit aux hommes de Lassi Tuovi, Elie Okobo jaillissant du banc pour livrer une masterclass offensive. L’ancien joueur de l’Élan Béarnais s’est rappelé aux bons souvenirs d’un Palais des Sports énamouré : 9 points dans un premier quart-temps à encadrer (31-16).

Un bijou d’attaque qui allait être suivi d’une légère baisse de régime qui n’a en rien entravé la marche en avant de l’Équipe de France. Car celle-ci possède les armes pour étouffer ses adversaires lorsque son adresse décline. En dehors de Markkanen et de son collègue intérieur Mikael Jantunen, référencé en EuroLeague, le reste de la troupe a souffert le martyr pour se créer la moindre position de tirs confortable (4/19 pour les neuf autres joueurs entrés en jeu). Jantunen, bravache, avait annoncé vouloir "faire taire les supporters". Opération totalement manquée, la banda locale s’en donnant à cœur joie devant le festival ininterrompu d’Okobo ou les alley-oops de Rudy Gobert.

7 131 spectateurs séduits par un récital repris par Francisco après la pause. L’écart flirtera dès lors systématiquement avec les 20 points, prenant même des proportions encore plus spectaculaires après un excellent passage du duo Matthew Strazel-Maxime Raynaud. Pour cette nouvelle fenêtre internationale, l’Équipe de France s’est encore trouvé un candidat très sérieux à la Coupe du Monde et aux Jeux Olympiques tant le rookie des Kings est un remarquable pendant offensif à la dissuasion défensive intacte de Rudy Gobert. Comme tous ses coéquipiers, le rookie a pleinement profité de la soirée paloise. Dans le Sud-Ouest, les Bleus ont envoyé un message au reste de l’Europe.  

Première du groupe G avec cinq victoires en six rencontres, l’Équipe de France s’est placée dans une position idéale avant le début du deuxième tour de qualification en août prochain. D’autant plus que dans le groupe H, les trois équipes qualifiées présentent un bilan de 3 victoires et 3 défaites. Le 27 août, à l’Accor Arena, à Paris, elle recevra la Slovénie, deuxième du groupe H, avant de se déplacer en Suède le 30. Une occasion de creuser encore l’écart avec ses poursuivants et de faire un pas de plus vers le Qatar 2027.