Si Frédéric Fauthoux a, encore une fois, dû s’adapter pour composer sa liste pour les rencontres de qualification à la Coupe du Monde du mois d’août (27 contre la Slovénie à Paris, 30 contre la Suède à Stockholm), il pourra compter sur la présence du défenseur NBA de l’année, Victor Wembanyama.

samedi 18 juillet 2026 à 17:50 par Julien Guérineau

Vous attendiez-vous, cet été, à devoir composer avec autant d'absences parmi les joueurs que vous aviez envisagés de sélectionner ?

Cet été, clairement non. Mais c’est comme ça… C’est ça toute la complexité de l’exercice. Nous avons la chance que Victor Wembanyama soit disponible et nous aurions souhaité tester des choses avec lui. Malheureusement, d’autres joueurs ont d’autres obligations, qui sont compréhensibles. Je pense à Bilal Coulibaly, Zaccharie Risascher, Guerschon Yabusele. C’est dommage car nous aurions pu avancer le puzzle plus rapidement. Mais ce n’est pas grave, nous le réaliserons en plusieurs parties. Ne nous plaignons pas, j’ai assez répété que nous avions beaucoup de joueurs à disposition et les fenêtres l’ont toujours prouvé. Cette équipe sera très compétitive, j’en suis sûr.

Le point central de la liste de 15 joueurs annoncée aujourd’hui est la présence de Victor Wembanyama, que vous dirigerez pour la première fois en Équipe de France. A quel point sa présence était-elle indispensable à un an de la Coupe du Monde ?

C’est extrêmement important pour la suite du projet que l’on veut mener. Victor est le leader incontesté de cette génération. Il faut que sa présence devienne concrète pour créer des automatismes avec les autres, dans le jeu et dans la vie autour du basket. C’est aussi simple que ça.

Après Rudy Gobert il y a quelques semaines, un autre élément double médaillé olympique effectue son retour, Evan Fournier…

Je suis très content qu’il ait répondu favorablement à la sélection. Je le répète il est impératif que les joueurs apprennent à jouer ensemble et à vivre ensemble. Quand on sera ensuite lancés dans des préparations plus longues avant les compétitions, cela pèsera.

Regrettez-vous de ne pas avoir pu tester cet été certains joueurs qui n’ont pas, ou peu, connu la sélection alors que ces essais seront plus délicats à réaliser dans un an ?

Effectivement. Et c’est une réalité avec les joueurs NBA. Je ne sais pas si la NBA Europe verra le jour mais peut-être aidera-t-elle à harmoniser les calendriers. Chacun a ses intérêts. Je le comprends. Nous avons les nôtres et nous aimerions pouvoir compter sur tous les joueurs.

Vous aviez clairement affiché votre ambition de remporter deux rencontres en juillet, on imagine que votre discours sera identique en août…

Complètement. Il faut gagner car il faut conserver une dynamique. Et si nous ajoutons deux victoires en août, nous aurons fait une grosse partie du travail pour la qualification à la Coupe du Monde 2027.

La liste des 15 bleus sélectionnés