TLC, à peine arrivé, déjà décisif
Libéré tardivement par son club du Real Madrid, Timothé Luwawu-Cabarrot n’a pas perdu de temps pour jouer un rôle déterminant dans le succès sur la Serbie, battant son record de points en sélection.
22h vendredi soir à Orléans. Timothé Luwawu-Cabarrot débarque de Madrid pour rejoindre une Équipe de France réunie depuis déjà six jours et de retour d’un déplacement à Belgrade. 20h15 dimanche soir, TLC est aux premières loges pour voir Jaylen Hoard déposer la balle au buzzer dans le cercle pour offrir la victoire aux Bleus contre la Serbie. "On pensait qu’il y allait y avoir un temps-mort", rembobine-t-il. "On a tous fait pause. Victor prend la balle, la passe à Sylvain. Le reflexe c’est de courir. Jaylen a couru au milieu, moi sur l’extérieur. J’ai vu toute la scène avec un superbe panorama. Il aurait pu dunker mais comme il a raté son premier dunk en Serbie, il n’a pas voulu prendre de risque. Il a fini au buzzer, c’était parfait."
Parfait comme la soirée du nouveau joueur du Real auteur de 19 points à 4/7 aux tirs et 9/10 aux lancers-francs, le meilleur total de sa carrière en Équipe de France. Le médaillé d’argent des Jeux de Tokyo a livré une partition dans la droite ligne de la saison écoulée avec Baskonia avec un titre de meilleur scoreur de la Liga Endesa. Quatrième de ce même classement en EuroLeague, il était l’un des éléments les plus courtisés du marché européen cet été et s’est engagé avec la prestigieuse institution madrilène. "Une consécration ? Non. Mais si on gagne l’EuroLeague alors oui", sourit-il. "Je suis dans mes meilleures années donc c’est une bonne chose pour eux de m’avoir eu et une bonne opportunité pour moi puisque c’est un club qui veut gagner chaque année."
Depuis son rappel en sélection en février 2025, Timothé Luwawu-Cabarrot est devenu un homme clé du système Fauthoux et le sélectionneur n’avait visiblement aucune inquiétude à voir son ailier rallier la préparation en cours de route. "On a discuté avec Freddy par rapport au retard que j’allais avoir", détaille-t-il. "C’était prévu. J’ai reçu les systèmes qui n’ont pas changé par rapport à juillet. Donc j’étais familier avec l’attaque et la défense. Au final le groupe, je le connais, j’ai joué avec tout le monde sauf Victor… ce qui est un peu différent. C’était une continuité de la fenêtre de juillet donc le rôle reste le même."
A peine intégré, TLC aura passé 26 minutes sur le terrain pour venir à bout d’une Serbie qui ne l’avait pas oublié, dix ans après son départ de Mega Vizura, le club de la banlieue de Belgrade qui lui avait permis d’être drafté à l’été 2016. Beau clin d’œil du destin.