"Dès qu’on peut avoir des joueurs d’EuroLeague, on le fait"
Frédéric Fauthoux a convoqué dix éléments ayant déjà une expérience des fenêtres internationales pour les rencontres du 27 (en Estonie) et 30 novembre (contre la Suède). Un noyau dur qui garantit une certaine continuité pour des Bleus en quête d’une qualification pour la Coupe du Monde.
Le fait de présenter un bilan de 7 victoires et 1 défaite et d’être idéalement placé en tête de votre groupe a-t-il joué dans la constitution de la liste ?
Non pas tellement parce qu’on veut garder une dynamique de victoires tant qu'on le peut. C'est toujours important. Il faut continuer aussi à construire des automatismes et il y a beaucoup de joueurs qui ont connu d’autres fenêtres, y compris cet été. C'est aussi important d'avoir de la continuité. Après, effectivement, l'intégration d’Hugo Yimga-Moukouri est aidée par le fait que l’on soit à 7 victoires. Il fait un très bon début de saison et cela va lui mettre le pied à l'étrier pour lui montrer ce que sont les exigences du niveau international.
Quelle est votre approche quant à la convocation des joueurs d’EuroLeague ?
Dès qu’on peut avoir des joueurs, on le fait. Le critère, cette fois, était de faire appel à des joueurs qui jouent le mardi 24 novembre. Cela leur permet d’arriver le mercredi, de s’entraîner le jeudi et de jouer vendredi en Estonie. Cela a du sens. On a forcément hésité et le choix s’est porté sur deux intérieurs et sur Nadir Hifi. Cela implique évidemment d’expliquer qu’on ne peut pas sélectionner tous les joueurs d’EuroLeague, et cela a été fait.
Parmi ces joueurs figurent Mathias Lessort? qui n’a plus évolué en sélection depuis les Jeux Olympiques de Paris. Souhaitiez-vous absolument le voir ?
S’il est en bonne santé j’espère qu’il sera là. Même si je le connais très bien puisqu'on a fait des campagnes U20 ensemble et que nous avons de très bonnes relations, c’est très important de le voir, moi en tant que coach et lui en tant que joueur de l’Équipe de France A. On verra si la santé suit.
A quel point était-il indispensable de vous reposer sur des joueurs habitués au format des fenêtres internationales ?
Essentiel. Aujourd'hui, Hugo Benitez, Adam Mokoka, Gérald Ayayi, Amine Noua, Lionel Gaudoux ou encore Axel Bouteille sont des joueurs qui ont participé à des fenêtres. C’est décisif pour s’opposer à d'autres nations qui ont quasiment la même équipe à chaque fenêtre. Cela va nous faire gagner du temps sur la préparation des deux prochains matches.
Insisterez-vous dans votre discours sur l’objectif de valider la qualification à la Coupe du Monde le plus tôt possible ?
Oui et non. Le discours c’est gagner. Conserver la dynamique. Si la qualification est acquise dès le vendredi ce sera un bonus. Il faut se méfier de l’Estonie comme de la Suède, deux équipes qui sont au coude à coude pour se qualifier. Donc elles vont tout donner. On connaît l'exigence des matches internationaux, il n’y en a jamais aucun de facile donc je ne vois pas pourquoi ce serait le cas sur cette fenêtre-là.
Lors de votre première comme entraîneur des Bleus, vous aviez eu l’occasion de sélectionner Nolan Traore et Noa Essengue. Deux ans plus tard, Hugo Yimga-Moukouri (18 ans) est appelé pour la première fois. Est-ce primordial de rapidement accueillir ces jeunes prospects qui partent très tôt aux États-Unis ?
Exactement ! C'est une façon de les préparer, de les investir et de leur montrer ce qu’est l'Équipe de France pour qu'ils aient envie d'y revenir. Parce que on sait qu’il y a de grandes chances, et c'est tout ce que je souhaite à Hugo, qu’ils partiront très vite en NBA.